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Candida auris, un pathogène à garder sous surveillance

La situation épidémiologique mondiale de la diffusion de C. auris s’est indéniablement aggravée durant la crise Covid via une poussée épidémique aux Etats-Unis et en Israël avec une incidence multipliée par 30 en 2021 pour ce dernier pays.

En Europe, le nombre de cas a doublé entre 2020 et 2021 avec 13 pays qui ont rapporté des cas. Toutefois, cette évolution est plutôt associée, pour les experts internationaux, à une baisse de la vigilance tant dans le diagnostic précoce des colonisations, que dans la mise en place réactive de mesures efficaces. L’expérience allemande de l’hôpital La Charité de Berlin montre qu’il est possible de contrôler efficacement la diffusion de ce pathogène si l’on s’en donne les moyens.

Même si la France n’est pas l’un des pays les plus impactés à ce jour par les colonisations et infections à C. auris, notre système de santé est évidemment exposé en continu à ce risque émergent. Pour anticiper des situations de crise évitables, le Centre national de référence des mycoses invasives et antifongiques a lancé une réflexion collaborative sur ce sujet. Elle a associé en particulier la Société Française de Mycologie Médicale (SFMM) la Société Française d’Hygiène Hospitalière (SF2H), mais aussi des experts issus de l’AP-HP et de Santé Publique France pour produire une première note de référence.

Cette réflexion collégiale s’est poursuivie et matérialisée sous la forme d’un article que vient de publier, en open access, la revue Hygiène’S et dont nous vous recommandons la lecture.

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