JePPRI – Webi’Mars 2024 : Les métiers de la prévention du risque infectieux

Retenez les dates du 14 et du 21 mars !

À travers deux webinaires proposés par la JePPRI (Jeunes Professionnels de la Prévention du Risque Infectieux), vous découvrirez ou redécouvrirez les métiers de la Prévention du Risque Infectieux (PRI), au travers différents témoignages de professionnels experts dans le domaine.

Le 14 mars : Webi’Mars professionnels non médicaux

– Rôle et missions au sein d’une équipe de prévention du risque infectieux

– La formation en prévention du risque infectieux

– Retours d’EXpériences

Le 21 mars, Webi’Mars professionels médicaux

– Rôle et missions au sein d’une équipe de prévention du risque infectieux

– La formation en prévention du risque infectieux avec la FST HPIR

– Retours d’EXpériences

Les programmes détaillés seront bientôt disponibles !

Le lien de leur site web si vous voulez en savoir plus : www.sf2h.net/actualites/webimars-2024.html

ANSM – Recommandations sur le bon usage des antibiotiques

Des recommandations sur le bon usage des antibiotiques ont été publiées par l'ANSM (Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des produits de santé). Élaborées avec les représentants des professionnels de santé (après consultation des associations de patients), ces recommandations sont à destination des patients, de leur entourage et des professionnels de santé.

Il est important de rappeler le caractère indispensable de ces médicaments, tout autant que la nécessité d’un usage raisonné.
La surconsommation ou l’usage inapproprié des antibiotiques sont les causes principales du développement de l’antibiorésistance qui contribue à diminuer l’efficacité des antibiotiques.

Les dernières données de l’ANSM montrent que la consommation des antibiotiques en France est toujours trop importante (la France se place au 5e rang des pays les plus consommateurs d’antibiotiques en Europe) accompagnée d’un mésusage qui favorise l’apparition de bactéries résistantes. Résultat : l’efficacité des antibiotiques est menacée. La résistance aux antibiotiques est un phénomène qui existe depuis de longues années et qui se développe de façon préoccupante dans le monde, amenant l’Organisation mondiale de la santé à alerter sur cette situation en la qualifiant de « pandémie silencieuse ».
Cette perte d’efficacité des antibiotiques peut aboutir à des impasses thérapeutiques, c’est-à-dire qu’aucun antibiotique n’est efficace pour traiter des infections.

De nombreuses prescriptions d’antibiotiques demeurent inutiles ou inappropriées. Dans un contexte de fortes tensions d’approvisionnement, ne pas utiliser les antibiotiques à bon escient est d’autant plus problématique.

Par conséquent, il est indispensable de renforcer nos actions visant à réduire cette surconsommation ce qui permettrait de limiter les problèmes de pénuries, notamment lors des épidémies hivernales, et d’éviter le développement de bactéries résistantes.
Dans ce contexte, la juste prescription comme l’utilisation à bon escient des antibiotiques constituent un véritable partenariat gagnant/gagnant au profit de la santé de la population.

Préserver l’efficacité des antibiotiques reste une priorité et un enjeu majeur de santé publique pour les populations actuelles et les générations futures.

HCSP – La liste des maladies infectieuses prioritaires en France

Une liste de maladies infectieuses prioritaires en France a été définie par le Haut Conseil de la santé publique (HCSP). Pour évaluer et classer ces maladies, 10 critères d’évaluation ont été définis :
  • Potentiel d’émergence et de diffusion
  • Incidence
  • Létalité
  • Impact individuel
  • Impact sociétal
  • Impact sur les populations socialement vulnérables
  • Impact sur le système de santé
  • Besoins non pourvus en matière de prévention, de traitement curatif et de vigilance sanitaire

Leur poids relatif dans la cotation des entités a été établi par 77 experts multidisciplinaires du HCSP. De plus, un panel de 98 médecins de différentes spécialités a ensuite été invité à évaluer chaque maladie selon les critères, en utilisant une échelle non linéaire à 4 niveaux, par le biais d’un questionnaire en ligne.

14 entités ont été identifiées comme hautement prioritaires, dont :
  • Les fièvres hémorragiques virales
  • L’ensemble des viroses respiratoires
  • Les arboviroses transmises par les moustiques
  • Les infections liées à des bactéries multirésistantes aux antibiotiques
  • Les infections invasives à méningocoques et à pneumocoques
  • Les maladies à prions
  • La rage
  • La tuberculose
La plupart des entités identifiées par cette analyse sont couvertes par le système de surveillance et d’alerte français (réseau des centres nationaux de référence et maladies à déclaration obligatoire). Cette étude confirme les choix préconisés sur les priorités de recherche définies par l’ANRS-MIE ou sur les priorités de surveillance épidémiologique internationale recommandées par l’OMS.

SPARES – Outil de surveillance locale des données consommation antibiotiques 2023

En attendant qu’un nouvel outil web national soit mis à disposition, la mission SPARES vous propose un outil Excel pour réaliser localement la surveillance des consommations d’antibiotiques.
COMMENT ÇA MARCHE ?

L’utilisation de cet outil nécessite de réaliser des extractions à partir des logiciels de gestion des pharmacies à usage intérieur (PUI) avec additions des UF correspondant aux différentes activités cliniques.

Après saisie des données, le classeur Excel génère automatiquement des graphiques et tableaux récapitulatifs afin de faciliter la présentation et la communication de vos données de consommation au sein de votre établissement de santé.

ATTENTION : Conservez bien vos données 2023 pour pouvoir les importer au format spécifié dans le futur outil web national lorsque ce dernier sera disponible.

ET ENSUITE ?

La mission SPARES ne peut pas vous proposer un outil de recueil de la résistance aux antibiotiques en 2024 sur vos données 2023. La diffusion du futur outil ConsoRes2 prévue fin 2024 début 2025 vous permettra de faire ce recueil a posteriori.

Néanmoins, pour la surveillance des résistances bactériennes, les principaux indicateurs utiles pour la surveillance dans votre établissement peuvent généralement être produits en routine par l’équipe du laboratoire.

Candida auris, un pathogène à garder sous surveillance

La situation épidémiologique mondiale de la diffusion de C. auris s’est indéniablement aggravée durant la crise Covid via une poussée épidémique aux Etats-Unis et en Israël avec une incidence multipliée par 30 en 2021 pour ce dernier pays.

En Europe, le nombre de cas a doublé entre 2020 et 2021 avec 13 pays qui ont rapporté des cas. Toutefois, cette évolution est plutôt associée, pour les experts internationaux, à une baisse de la vigilance tant dans le diagnostic précoce des colonisations, que dans la mise en place réactive de mesures efficaces. L’expérience allemande de l’hôpital La Charité de Berlin montre qu’il est possible de contrôler efficacement la diffusion de ce pathogène si l’on s’en donne les moyens.

Même si la France n’est pas l’un des pays les plus impactés à ce jour par les colonisations et infections à C. auris, notre système de santé est évidemment exposé en continu à ce risque émergent. Pour anticiper des situations de crise évitables, le Centre national de référence des mycoses invasives et antifongiques a lancé une réflexion collaborative sur ce sujet. Elle a associé en particulier la Société Française de Mycologie Médicale (SFMM) la Société Française d’Hygiène Hospitalière (SF2H), mais aussi des experts issus de l’AP-HP et de Santé Publique France pour produire une première note de référence.

Cette réflexion collégiale s’est poursuivie et matérialisée sous la forme d’un article que vient de publier, en open access, la revue Hygiène’S et dont nous vous recommandons la lecture.

I.control, le bilan du quinquennat

La mission MATIS 2018-2023 s’est achevée le 30 septembre 2023.

Outil mis à disposition par la mission à sa nomination, le jeu sérieux sur les précautions standard I.control a permis à 24 648 joueurs,  dont 51% de professionnels médicaux, de réactiver leurs connaissances et de se re-sensibiliser aux bonnes pratiques.

Accessible sous forme de cours moodle ou d’application mobile, il est devenu un outil de formation initiale usuel pour plusieurs instituts de formation en soins infirmiers et universités. Ce jeu est également utilisé pour dynamiser les formations des internes et des professionnels séniors.

Sans surprise, c’est la région Nouvelle-Aquitaine, berceau du jeu, qui recense le plus de joueurs (29%) mais à l’heure des bilans, toutes les régions sans exception recensent désormais des apprenants.  L’ensemble des chiffres d’utilisation via la plateforme moodle est présenté dans cette nouvelle infographie.

Le jeu sérieux reste d’actualité pour la mission 2023-2028 et l’application mobile, avec plus de 2 000 utilisateurs cette année, est à promouvoir en ville et auprès des usagers.  

Webinaires Spicmi 2024 : demandez le programme !

La mission SPICMI poursuit en 2024 la réalisation de webinaires (Prévention et Surveillance) pour communiquer et échanger sur l’évolution des référentiels et des outils, les nouvelles enquêtes et audits, les nouveaux supports et les résultats nationaux.

Une place sera prévue, comme l’an dernier, pour des REX des établissements participant au réseau SPICMI.

Voici le programme pour janvier et février 2024

Respiquizz’équipe, c’est parti !

Comme annoncé, un nouvel outil vient compléter la Boite d’actions multimodales MATIS de prévention des infections respiratoires : Respi’quizz équipe.

En contexte de soins, les professionnels de santé sont confrontés au risque d’être contaminés ou de contaminer leur entourage par des infections à transmission respiratoire.

Avec la crise COVID, des mesures barrières maximales et systématiques ont été mises en place, et ce, pendant une longue période. Après la levée de ces mesures exceptionnelles, les professionnels ont-ils une vision claire des moments clés de la transmission ? Ont-ils conservé tous les réflexes qui continueront à les protéger et à protéger les autres ?

L’outil « Respi’quizz équipe » permet à chaque professionnel de santé de répondre à cette question, de s’auto-évaluer en autonomie et de faire le point sur ses pratiques.

L’outil permet également au groupe auquel le professionnel appartient (maison de santé, unité, groupe, service, établissement) d’identifier les points forts et les points faibles collectifs pour définir une stratégie commune.

« Respi’quizz équipe » a été développé par la mission nationale de soutien aux actions de prévention des infections associées aux soins (MATIS) et 5 CPias : le CPias Bourgogne Franche-Comté, le CPias Hauts-de-France, le CPias Occitanie, le CPias Nouvelle-Aquitaine et le CPias îles de Guadeloupe.

L’enquête nationale de prévalence 2024 des IAS en EHPAD, c’est parti !

En 2024, Santé publique France lance une enquête nationale de prévalence des infections associées aux soins et des traitements anti-infectieux dans les établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) afin d’en mesurer la prévalence en France et d’en renforcer la prévention.

Les objectifs : 

  • Fournir des indicateurs de prévalence actualisés de prévalence des infections associées aux soins et des traitements anti-infectieux des résidents en Ehpad.
  • Décrire les caractéristiques des résidents et de fonctionnement des Ehpad.
  • Renforcer la sensibilisation de l’ensemble du personnel soignant en Ehpad à la prévention et au contrôle des infections associées aux soins, à l’antibiorésistance et au bon usage des antibiotiques.
  • Mobiliser l’ensemble des professionnels de santé autour d’un projet de surveillance contribuant à l’amélioration de la sécurité des soins des résidents. 

Le recueil des données se déroulera entre le 15 mai et le 28 juin 2024.